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Champtoceaux

Tourisme

Historique de Champtoceaux

Champtoceaux, de son ancien nom "Châteauceaux", fut une importante forteresse médiévale, avant-garde du Pays de France et de l'Anjou, fièrement dressée sur son éperon rocheux au bord de la Loire, face au Duché de Bretagne, allié de l'Angleterre. Son existence remonte à l'âge de pierre, ainsi qu'en témoignent les pierres taillées et polies, retrouvées dans le sol. A l'époque de la conquête romaine, Châteauceaux figure parmi les 25 principales cités de Gaule. 
toursEn 768, le Roi Pépin le Bref vient y rejoindre sa femme Bertrade, pour les fêtes de Pâques et y reçoit les ambassadeurs du Calife de Bagdad. Saint Louis y réside deux fois, en 1230 et 1234, accompagné de sa mère, Blanche de Castille, et de sa jeune femme Marguerite de Provence.

 

 

 

 


peinture_batailleDu fait de sa situation stratégique entre l'Anjou et la Bretagne, Châteauceaux fût le théâtre de nombreux sièges. 1420, année fatale, verra la ruine de la citadelle médiévale. En pleine Guerre de Cent Ans, Marguerite de Clisson attire Jean V de Montfort, nommé duc de Bretagne, dans un guet-apens et réussit à le faire prisonnier à Châteauceaux. Après un long siège et une rude bataille, les Bretons parviennent à libérer Jean V, qui ordonne la destruction de la cité.
Aujourd'hui, les ruines de la citadelle médiévale offrent au visiteur une très belle promenade dans un lieu mystérieux et évocateur de ce passé.

 

 

 

Au Vème siècle, Châteauceaux est le siège même d'un évêché, et au VIIIème siècle, le roi Pépin le Bref y reçoit les ambassadeurs d'Almanzor, calife de Bagdad.
Châteauceaux qui, jusqu'en 942, dépendait du Poitou, passe entre les mains d'Alain Barbetorte, duc de Bretagne ; à sa mort, sa femme se remarie avec le comte d'Anjou, tout en restant dépendante du diocèse de Nantes. En 988, Foulques Nerra, comte d'Anjou autorise la construction de la forteresse de Châteauceaux, peut-être la plus formidable sur la Loire, et rétablit le péage.
dessin_citadelleCouvrant 30 hectares, entièrement entourée de remparts, elle se compose de 3 parties : la ville dont on voit encore les deux tours d'entrée et le prieuré de Saint Jean ; le bayle ou la basse-cour pour loger écuries, matériel de guerre... et le château-fort avec son pont-levis à double battant, ses deux donjons, le logis seigneurial, la Chapelle Saint-Pierre, le puits, la cave voûtée...

 

 

 

 

 

 

 

Forteresse des marches de Bretagne, entre l'enclume française et le marteau breton, Châteauceaux devient le théatre de nombreux sièges :

- en 1141 par geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou,
- en 1173 par Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre,
- en 1224 par Pierre Mauclerc, duc de Bretagne
- en 1230 et 1234 par Saint Louis, roi de France,
- en 1341 par le duc de Normandie, futur Jean le Bon,
- en 1420 enfin, dernier assaut et destruction de Châteauceaux... conséquence de la guerre de succession de Bretagne.
 

La destruction de la citadelle en 1420
Les Penthièvre et les Monfort se disputaient la couronne ducale. Jean V de Montfort, attiré dans un guet-apens par Marguerite de Clisson, Dame de Châteauceaux, est alors séquestré dans le donjon. Libéré par les anglais alliés aux bretons, il ordonne d' "araser tout [...] jusqu'à pleine terre" avec interdiction de rebâtir à l'intérieur de l'enceinte. Les habitants ont trois jours pour déguerpir. Il faudra 10 ans de taxes imposées aux Nantais pour anéantir le beau château. Plus fort que la démolition de la Bastille, Jean V voulait qu'on arrache jusque dans leurs fondations, les murs de sa prison.
fondations_citadelleChâteauceaux ne joue alors plus aucun rôle politique.
Un silence épais s'est abattu sur ses ruines désertes.
Un bourg s'est reconstruit aux portes de l'ancienne ville.
La seigneurerie passe aux mains du Grand Condé qui essaie sans succès, de la rattacher au comté de Nantes.

 

 

 

 

 

 

Lors de la révolution, les deux tiers des hommes prennent part à la guerre de Vendée sous les ordres de Bonchamps ; et en 1794, la population subit trois passages de colonnes infernales, 193 personnes périssent, l'église et les habitations sont incendiées...
Au XIXème siècle, la marine est florissante et le Port Hamelin, devenu La Patache, emploie 150 bateliers.
La meunerie, avec ses 11 moulins à vent, emploie 65 personnes.
A la mort du dernier des Condé, en 1830, la ville est léguée au duc d'Aumale, 4ème fils de Louis-Philippe. Le vainqueur d'Abd-el-Kader vient visiter sa ville en bateau.

Aujourd'hui et depuis plus de 20 ans, l'association des Amis du Vieux Châteauceaux oeuvre à la préservation de ce patrimoine et entretient le site des ruines de la citadelle.